GRP Vidéo

Le GRP Vidéo : l’indicateur idéal ?

La question de consensus dans la mesure de la visibilité des annonces web était un débat récurent, tant dans nos articles que sur le web en général. Difficile pour les annonceurs de se fier à une solution en particulier tant les acteurs du marché proposent des indicateurs et des technologies de mesures différentes. Il était donc important pour les annonceurs, régies pub et agences de se réunir afin de définir une métrique commune.


Médiamétrie à récemment annoncé la mise en place d’un indicateur commun à tous les formats de publicité vidéo, qu’ils soient TV ou internet. Il s’agit du GRP, un indicateur bien connu des médias TV, puisqu’il servait déjà à mesurer la performance des annonces diffusées sur ce support. Cet indicateur permettrait d’obtenir le consensus tant attendu, mais aussi de créer un développement des campagnes multi-écrans et également de devenir une source de confiance, tant pour les annonceurs que pour les prescripteurs.

Cependant, l’indicateur soulève déjà des problématiques, notamment au vue de ses limites : le GRP semble ne pas prendre en compte les interactions et la plupart des grands acteurs de la vidéo (notamment Facebook et YouTube) ne souhaitent pas jouer le jeu du consensus. Peut-on alors dire que le GRP vidéo est l’indicateur idéal ?

Le GRP vidéo, c’est quoi ?

Le GRP ou « Gross Rating Point » est un indicateur mesurant la pression publicitaire sur le support télévisuel. Il est basé sur le nombre moyens de contacts touchés sur 100 individus de la cible souhaitée. Il s’agit avant tout d’un indicateur de performance et non d’efficacité. L’utilisation de cet indicateur répond à un besoin croissant des annonceurs de pouvoir analyser la distribution de la publicité vidéo issue du web, qu’elle soit in-stream ou in-banner, mais aussi d’en évaluer la performance. La mise en place de cet indicateur est issue de 3 ans de travail et de discussions entre les différents acteurs du marché.

GRP vidéo : ce qui va changer  

Pour les annonceurs, il est souvent difficile de pouvoir mesurer correctement les performances de leurs annonces onlines. Il était donc important d’obtenir un indicateur commun. Cependant, cet indicateur ne va pas être exclusivement online, mais multi-écrans. En effet, la volonté de Médiamétrie n’était pas de créer un deuxième GRP exclusivement utilisé pour internet, mais d’harmoniser le système de mesure compte tenu de l’utilisation de plusieurs écrans au sein d’une même famille.

Selon Médiamétrie, le GRP serait amené à devenir la norme du marché et pourrait générer un élan de croissance sur ce support en plein essor. Il deviendrait ainsi une source de confiance pour les annonceurs qui pourront se fier à un indicateur commun plutôt qu’à des outils de mesure aux indicateurs parfois obscurs. Les annonceurs espèrent voir apparaître à terme des outils certifiés qui fourniront une compréhension plus claire de la performance de la publicité vidéo.

Ce nouvel indicateur serait aussi un excellent moteur de croissance pour les campagnes multi-écrans. L’indicateur devenant commun à tous les écrans, cela favoriserait la diffusion des publicités sur les mêmes écrans en simultanés selon les programmes consultés, et offrirait une possibilité de développement des offres vidéos comprenant la diffusion sur support TV et internent.

GRP vidéo : ce qu’en pensent les acteurs du marché

L’utilisation du GRP pour la mesure de la publicité vidéo sur internet a été globalement bien accueillie auprès des grands acteurs du marché, même si Médiamétrie n’a pas encore dévoilé les premiers résultats test de cet indicateur. Pour l’UDA (Union des annonceurs) le GRP vidéo s’annonce comme une nouvelle « monnaie » pour la publicité vidéo :

Pour l’IAB France, le GRP vidéo est une bonne nouvelle pour le marché publicitaire dans son ensemble,  car il s’agit d’une preuve de maturité de la publicité sur internet dans le paysage publicitaire.

Cependant, le GRP vidéo ne fait pas que des heureux. L’UDECAM (L’Union des Entreprises de Conseil et d’Achat Media) salue le lancement du GRP vidéo mais montre les limites concernant le recueil des données. Par exemple, le GRP ne permettra pas de mesurer les interactions avec la publicité (comme le clic) car il se mesurera uniquement sur les impressions. L’agence américaine Empower souligne le fait que l’indicateur soit basé sur une exposition potentielle plutôt qu’individuelle et que les volumes online peuvent être moins important que le volume TV, à moins que la campagne online soit de grande envergure.

De plus, d’autres grands acteurs de la vidéo sur internet, comme Facebook ou YouTube (Google) ne se sont pas positionnés sur la question de l’indicateur de mesure commun à tous. Les 2 géants de la vidéo online pourraient ainsi compromettre cette volonté de consensus au profit d’indicateurs propres à leur plateforme.

Le GRP semble être en bonne voie d’obtenir un consensus en France, jusqu’à l’annonce prochaine des résultats test. Si toutefois la tendance se confirme, le GRP pourra rapidement s’imposer comme l’indicateur de référence et faire ses preuves auprès des quelques réticents de taille comme les géants américains Facebook et YouTube

Le GRP Vidéo : l’indicateur idéal ?
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